Global Education Monitoring Report

Cible 4 A: Établissements scolaires et cadres d’apprentissage

Faire construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes ou adapter les établissements existants à cette fin et fournir un cadre d’apprentissage effectif qui soit sûr, exempt de violence et accessible à tous

CRÉDIT: Edouard dropsy/HRW. Un combattant du Mouvement Patriotique de la République centrafricaine, un groupe Séléka, qui sont basés à côté de deux écoles.

À l’échelle mondiale, 69 % des écoles ont accès à l’eau potable, 66 % disposent d’installations sanitaires et 53 % présentent des conditions d’hygiène d’un niveau minimal ou plus élevé (Figure 14). En Jordanie, si 93 % des écoles bénéficient d’un service élémentaire d’approvisionnement en eau potable, seules 33 % d’entre elles disposent d’installations sanitaires de base. Au Liban, près de 93 % des écoles possèdent des installations sanitaires de base mais seules 60 % d’entre elles ont accès à un service élémentaire d’approvisionnement en eau potable. La qualité des services est souvent moins bonne dans les écoles primaires que dans les établissements secondaires.

Figure 14: Moins de sept école sur 10 ont accès à un service élémentaire d’approvisionnement en eau potable

Les questions de sécurité et d’inclusion dans les environnements d’apprentissage font rarement l’objet d’un suivi exhaustif à l’échelle mondiale. Il n’existe pas de définitions internationalement reconnues des notions telles que les brimades. En outre, les enquêtes varient considérablement. Il ressort d’une étude que dans la tranche d’âge des 11–15 ans, près de 40 % des garçons et 35 % des filles déclarent avoir été victimes de brimades. Le nombre de pays dans lesquels le châtiment corporel à l’école est interdit par la loi est passé de 122 à la fin de 2014 à 131 aujourd’hui.

Entre 2013 et 2017, 12 700 attaques ont délibérément visé l’éducation, selon la Coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques, qui recense plus de 21 000 victimes parmi les élèves et les éducateurs. Les actes dont il s’agit ici comprennent des agressions physiques ou des menaces d’attaques contre les écoles, les élèves et le personnel éducatif ; la réquisition de bâtiments scolaires à des fins militaires ; le recrutement d’enfants ou les violences sexuelles commises par des groupes armés dans des écoles ou des universités ou sur le trajet entre le domicile des élèves et les établissements scolaires ; et les attaques dirigées contre l’enseignement supérieur. Dans 28 pays, on recense au moins 20 attaques ; parmi eux, le Nigéria, les Philippines et Yémen déplorent plus d’un millier d’attaques.

Il faut ajouter que certains types de violences armées échappent à la vigilance de la Coalition, en particulier les attaques perpétrées par des organisations criminelles ou encore les fusillades commises dans les écoles par des tireurs isolés. Aux États-Unis, 187 000 élèves dans 193 établissements scolaires ont été exposés à une fusillade depuis 1999.

Entre 2013 et 2017, 12 700 attaques délibérées contre l’éducation ont été recensées

Cible 4.a de l’année précédente